Raid Vallon Pont d’Arc 2006

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Un week-end maudit ?Le départ n’était pas donné trop tôt pour notre circuit, mais comme il faut toujours prévoir un peu de temps pour préparer le matériel, emmener les vélos au parc, etc…, nous avons préféré aller dormir sur place le samedi pour récupérer les dossards et préparer le matériel.

Nous arrivons vers 18h a Vallon pour retirer nos dossards. Or, pour avoir nos dossards, il faut fournir un certificat de non contre indication à la pratique du raid. Avant il suffisait de fournir une licence sportive en cours de validité (puisqu’il faut un certificat pour avoir la licence), mais maintenant, ca ne suffit plus.

J’avais donc fait faire mon certificat, mais malheureusement, en faisant une mauvaise manipulation de mon sac à la maison, je l’ai fait tomber… donc j’arrive à Vallon, je n’ais pas de certificat, donc pas de raid possible. On coure au centre médical de Vallon pour pouvoir faire un certificat, mais le samedi après midi, ils ne sont pas ouvert. Impossibilité de retourner à la maison pour aller le chercher car je n’ais pas les clefs.

Après quelques négociations avec la personne responsable des inscriptions (une dame très charmante) je peux finalement avoir le dossard en échange d’une décharge complète des organisateurs.

Ouf, c’est bon pour demain.

On repart donc le cœur léger vers notre hébergement.

Au bout de quelques minutes, il y a comme un bruit d’explosion dans le coffre. Je me retourne, et je vois le liquide anti-crevaison de ma roue arrière qui est projeté un peu de partout : mon pneu arrière vient d’exploser. Le trou est trop gros pour pouvoir réparer. Il faut trouver un pneu. Or, vas trouver un pneu Tubeless à Vallon Pont d’Arc un samedi à 19h…

On passe par hasard dans le seul magasin de vélo, les grilles sont descendues, pas de lumière, la petite pancarte indique « fermé à 18h ». je tape à tout hasard, et je vois un tête à l’intérieur. Coup de chance, le gérant était encore dans l’atelier en train de travailler, et re-coup de chance, il a un pneu Tubeless.

Merci.

Après un peu de bricolage, nous pouvons enfin dormir, en espérant que nous serons plus chanceux demain…
Section 1 : Course à pied, 7,5 km

Le départ se fait à 10h30 à Vallon Pont d’Arc sous un soleil qui fait son apparition et qui vient nous réchauffer.

C’est la première fois que je vois autant de monde sur une ligne de départ de raid, 350 équipes de deux personnes, soit 700 personnes présentent sur le départ du petit parcours du raid nature du pont d’arc (53 km). Ca donne quelques frissons dans le dos, sensation très agréable que je n’avais pas ressenti depuis quelques temps.

Le départ est rapide dans le village et le peloton s’étire. Puis très vite, nous sortons de la route pour courir sur les chemins qui longent l’Ibie.

Tant que nous sommes sur du terrain plat ou légèrement vallonné, je suis bien, je tiens le rythme imposé par le peloton. Par contre, dès les premiers raidillons je sens que je manque atrocement de dénivelée dans ma préparation physique. Du coup je baisse un peu le rythme, je décide de prendre un rythme légèrement plus bas afin de ne pas me cramer pour la suite. Guillaume est bien, il est devant moi.

Cette première session de course à pieds est assez éprouvante car contrairement à ce qui était indiqué sur la coupe du circuit, il n’y a pas qu’une montée raide, mais plusieurs. Un parcours très cassant, très étroit dans des petits raidillons et grosses descentes dans des éboulis. Bref que du bon. On voit que bon nombre de chemins ou nous passons, ont été spécialement ouvert pour nous. Ca fait plaisir de voir que des organisateurs se décarcassent pour faire plaisir à nous raideurs.

Le problème, est qu’en prenant un rythme un peu moins élevé, je e suis réservé et j’arrive un peu plus frais que d’autres dans les montées. Mais comme c’est très étroit, j’ai beaucoup de mal à les doubler, d’autant plus que je ne veux pas me blesser.

Une fois que nous avons terminé de monter et redescendre, nous rejoignons l’Ibie que nous suivons jusqu’à l’Ardèche que nous remontons pour rejoindre les canoës. Cette partie est en plat montant, mais surtout cassante avec de nombreux passages de sable, de galets, de trous…

Tout au long de cette dernière partie, mon objectif était simplement de garder le rythme jusqu’aux canoës. Je souffre un peu des jambes, mais le moral est bon.

Section 2 : Canoé, 5,5 km

Nous avions prévu de faire une très courte pause en arrivant aux canoës pour se ravitailler. Mais avec tout les encouragements des personnes présentes, il était impossible de s’arréter pour manger.

Résultat, toutes les équipes ont été très éfficaces sur cette transition, meme les équipes qui étaient dans le rouge se données la mort pour réussir rapidement cette transition.

On ne peut pas dire que le canoé était notre point fort à Guillaume et moi, le seul point positif est qu’il avait déjà fait une fois la descente entière de l’Ardèche, il connaissait donc un peu les rapides.

Dès les premiers coups de pagaie, j’ai senti mes épaules et mes pec qui travaillaient. C’est sur, dès la fin des vacances, je me mets sérieusement à la musculation.

La section de canoë est longue de 5,5 km, mais comme nous ne sommes pas habitués à ce sport, nous ne savons pas exactement à quoi cela correspond. D’autant plus que notre technique n’étant pas parfaite, nous avons pas mal zigzagué tout le long de la rivière, nous avons donc fait plus de distance que les autres. La rivière était plutôt calme, malgré la pluie de la nuit. Dommage pour nous, car les seuls endroits ou nous avançons convenablement sont les rapides.

Les rapides n’étaient pas très nombreux, 3 ou 4, dont un qui était un peu plus gros que les autres : le Charlemagne que nous avons passé sans problème, mais ou d’autres équipes ont eu quelques frayeurs. Je pense que quelques-uns ont du se retourner. C’était très drôle d’autant plus qu’il y avait des kayakistes qui remontaient la rivière et qui allaient plus vite que nous, il y avait aussi des enfants qui étaient en stationnaire sur leur mini kayak et qui étaient là pour nous aider dans les rapides alors que nous galérions…

Coté paysage, le passage sous le pont d’arc est très impressionnant, dommage que nous n’ayons pas plus de temps pour en profiter.

Finalement, nous terminons le canoë rapidement puisque nous bouclons en 30 minutes. Nous sommes agréablement surpris. Heureusement que ca se termine car le bord en plastic du canoë commence sérieusement à nous frotter le dos.

Section 3 : Marche, 6 km

La section de canoë a permis aux jambes de reprendre un peu de tonus.

Cette seconde section pédestre se compose de la montée d’une large vallée : une première partie très raide, face à la pente pour retrouver un petit chemin qui monte à flanc. Une deuxième partie sur ce petit chemin qui monte donc à flanc jusqu’au fond de la vallée, puis une troisième partie qui monte à nouveau très raide pour rejoindre la crête et le parc à vélos.

Dans la première partie, je suis bien. On ne peut pas faire grand chose d’autre que suivre les coureurs à la queue leu—leu car la trace est très étroite et très raide.

Dans la seconde partie, je suis de nouveau bien, ce faux plat montant me convient parfaitement, c’est exactement le type de terrain que j’affectionne : une trace qui monte à flanc, qui surplombe la vallée et qui passe au milieu d’éboulis. Une course un peu technique, et malgré mon physique entamé, je double pas mal de coureurs. Mais le nombre reste limité en raison de la configuration des lieux. Je ne veux pas non plus me blesser.

Dans le second mur je suis un peu moins bien. Mes cuisses me tirent, mes jambes sont lourdes, je ne suis pas au top. Heureusement, on double une équipe avec un des deux équipiers qui n’arrête pas de parler, ca m’énerve, alors j’éssaie de prendre le plus de distance possible sur eux.

Dans la dernière partie la montée se fait moins raide, on arrive sur le parc à vélos. Je m’accroche à Guillaume pour que l’on ne perde pas trop de temps, et pour soulager mon mollet gauche qui commence a me tirer (crampe).

Section 4 : VTT, 33 km

La transition avec le vtt est assez rapide, nous changeons rapidement de chaussures, nous nous ravitaillons rapidement et nous nous élançons sur cette dernière section de la journée, la section la plus longue avec 33 km de vtt. Le profil de cette section était simple : au départ une grosse montée sur 8 km, puis une longue descente jusqu’à l’arrivée, avec une petite bosse au milieu.

En réalité, le parcours n’était pas si simple. Effectivement, nous avons eu droit à une belle montée en début de parcours, assez roulante, sauf à la fin, ou la plupart des équipes poussaient les vélos. Au sommet, une vue magnifique sur l’Ardèche du sud. Le soleil nous gare.

Nous attaquons ensuite la descente, une longue descente peu technique, mais très physique avec d’énormes cailloux, et donc une descente debout sur les jambes et tendue sur les bras… en bas nous sommes complètement explosés. Toutes les descentes qui vont suivre sont les mêmes, une grosse piste, mais très accidentée, donc peu propices au repos. Toutes les montées qui vont suivre seront ou très raides, ou très techniques, ne permettant pas de monter sur le vélo. Seuls quelques gars sont passés sur le vélo au prix (à mon avis) d’efforts énormes. Pour moi c’est à pied, à coté du vélo et dans la souffrance. En effet, je n’ai jamais été bon pour pousser mon vélo. A chaque fois c’est la galère, ça me flingue les jambes. Il va vraiment falloir que je travaille ce point. Bref, en gros, les descentes sont fatigantes et les montées sont crevantes…

Au passage au ravitaillement, c’est à dire à 13 km de l’arrivée (après 20 km de vélo) nous apprenons que nous sommes 60e. nous sommes un peu surpris, mais c’est sympa, ca fait plaisir devoir que l’on n’est pas dans les profondeurs du classement. Normalement, le vélo aurait dû se terminer ici, car initialement, nous n’avions que 20 km de vtt. Or, ici nous sommes plutôt bien (tout est relatif). Mais les 13 km qui nous restent nous semblent plutôt roulants, car en fond de vallée, le long de la rivière.

Contrairement à nos attentes, le parcours est de nouveau très technique et cassant : traversées de rivières, de marais, galets, sable, sentiers en sous-bois zigzagants entre les arbres fraîchement coupés pour l’occasion, traversées de routes par les conduits de canalisation…

Bref, la fin est éprouvante pour moi qui suit déjà bien entamé. Des crampes font leur apparition dans mes cuisses dès que je pousse le vélo, du coup je fais des efforts pour rester le plus longtemps possible sur la selle.

Bref, la fin était très freeride, très physique, nous obligeant à conserver notre concentration au maximum.

Puis l’arrivée arrive, avec son dernier « mur » sur la route à l’entrée du village. C’est enfin la délivrance.

Nous avons mis 4h 50’ pour boucler ce circuit de 53 km. Nous terminons finalement en 80e position. Nous avons perdu près de 20 places dans les 13 derniers kilomètres.

Pour nous ils étaient de trop, car nous avons fait une pause bouffe à 3 km de l’arrivée pour reprendre des forces.

Bilan

Comme prévu, j’ai manqué un peu de physique dans les parties grimpantes, c’est ce qui me manque le plus en ce moment. Sinon, en vtt, mon niveau n’a pas trop diminué, ma technique est là, mon physique est conservé par les longues sorties de roller que je fais sur paris. Enfin, en canoë, il me manque un peu de muscle pour bien faire.

Malgré un départ mouvementé, la course a été bonne, sans gros soucis que ce soit physique ou mécanique. La motivation était bonne, le soleil était au rendez-vous, c’était très bon.

Finalement, 80e sur 350 c’est pas mal pour une équipe composé d’un parisien et d’un novice du raid (premier raid multi pour Guillaume).

L’organisation de ce raid est vraiment excellente. L’accueil est très bon, le parcours est très bien balisé, les ravitaillements sont bien garnis. En plus il y a un repas à l’arrivée. Pour les accompagnateurs, ils fournissent un livret qui explique comment se rendre sur différents lieux pour pouvoir voir les coureurs. Résultat, à chaque passage, nous avions plein de spectateurs et d’encouragements, c’était très agréable.

Un grand bravo à l’organisation.

Le seul bémol, selon moi, mais je pense que c’est ce bémol qui fait la popularité de ce raid chez beaucoup de personnes, c’est l’absence de course d’orientation. En effet, aucune section n’est en course d’orientation. Donc peu de chance de faire parler la technique d’orientation et faire peut être un peu plus de spectacle.

Au hasard du web, je suis tombé sur la vidéo du Raid Vallon Pont d’Arc où j’étais avec Guillaume.

Vous pouvez voir la vidéo à cette adresse : http://www.tv-ardeche.com/Raid-Nature-du-Pont-d-Arc.html

ou à cette adresse : http://www.tv-ardeche.com/IMG/mp4/raid_nature_vallon.mp4


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Article écrit le 10 mai 2006 á 0:13 par Benoit

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