Raid Vallis Clausa 2006
Un raid au soleil pour ce dernier jour de vacances. L’envie de prendre l’air et de se faire plaisir dans les beaux paysages du Vaucluse.
Nous avons été servi avec ce beau Raid Vallis Clausa.
Je dois d’abord situer le contexte : moi j’ai fait un raid la semaine précédente, or, vu mon entraînement actuel, j’ai un peu peur de ne pas être à la hauteur. Pour Hélène, c’est le premier raid multisports. Elle est maintenant une habituée du Raid Francital Altitude, mais elle ne s’est jamais alignée sur un multi. C’est donc aussi pour elle un test.
Nous arrivons la veille de la course pour récupérer nos dossards et pouvoir nous reposer au camping du village.
Pas de chance, un mariage est organisé le même soir dans la salle communale collée au camping, juste en face de nous par rapport à la rivière. Jusqu’à 3h du matin c’est Patrick Sébastien et les autres tubes douteux de l’été qui sont passés en boucle.
Finalement, on aurait mieux du dormir à la maison et se lever tôt, on aurait dormi un peu plus.
Dimanche, nous nous levons vers 7, un peu dans le gaz après notre nuit agitée. Je prépare les vélos, le matériel obligatoire et les sacs. Il fait frais, mais le ciel bleu nous annonce du beau temps en perspective et de grosses chaleurs.
Le gérant du camping, nous dit qu’en 2005 ils ont lutté contre la pluie, nous ce sera contre le soleil.
Le départ est donné à 10h, mais la distribution des cartes et Road Book se fait à 9h15 suivi du briefing.
A quelques minutes du départ, premier coup de stress, je ne trouve pas notre carton de contrôle indispensable pour la course. Je fonce en vélo jusqu’au camping, ou je retrouve celui-ci qui était resté dans la voiture. Je reviens vite sur la ligne, un peu essoufflé. Mais c’est bon ça me fait un peu d’échauffement.
La tactique est simple pour la course : étant donné que c’est le premier multi pour Hélène et que moi je ne suis pas trop sur de ma forme, on se met derrière sur la ligne de départ et on fait notre course, pour nous et à notre rythme. Comme çà, c’est meilleur pour le moral, on ne fera que doubler.
Le départ est donné à 10h comme prévu. Nous sommes derrière. Nous partons tranquillement dans le flot des nombreux coureurs qui sont venus pour l’occasion. L’ambiance est bonne, ca plaisante encore pendant que le rythme est faible et que les premières pentes sont loin.
Puis rapidement arrivent les premières cotes. Pas très longues mais assez raides et cassantes en début de parcours.
Je mets Hélène en longe pour l’économiser. Au début je pédale normalement, mais je me rends vire compte que les jambes sont bonnes. Aucune raison de traîner derrière. Nous avons 18 km de vélo, c’est l’occasion de faire l’effort et de revenir sur les premiers si les jambes le permettent.
Le parcours sur sa première partie enchaîne des portions de route, des pistes plutôt larges, ce qui permet de foncer. On double beaucoup d’équipes. Je me dis de ne pas faire la bêtise de partir trop vite et de la payer cher après, mais mes jambes ne tirent pas du tout, les sensations sont vraiment très bonnes.
On rattrape plusieurs équipes mixtes, on les double. Jusqu’au premier CP, on est vraiment très bien.
Juste après le premier CP, une petite partie technique ne nous met pas à notre avantage. Nous nous faisons rattraper par d’autres équipes.
Hélène n’a pas touché a un VTT depuis un an, donc elle manque un peu de confiance dans les sections bourrines. Cependant, on limite bien la casse puisque la seconde partie de cette première section nous permet de refaire notre retard.
Chaque route, chaque piste est pour moi l’occasion d’appuyer a fond sur les pédales. C’est bon d’avoir de bonnes sensations.
Nous arrivons au parc VTT en 1h32. Un peu surpris car initialement, le parcours ne devait pas faire autant de km. Peu importe, nous sommes bien, le moral et les jambes sont bons.
Nous partons donc ensuite sur la section CO. Une CO très simple sur une carte TOP 25, une CO qui n’en est presque pas une. Du moins c’est ce que je pensais, mais cela suffit pour que certains se perdent.
Cette CO consiste en la remontée d’une vallée, parfois une gorge, très belle.
Les balises sont posées au fond de grottes, puis, ruines de moulins…
Certains passages étaient très spectaculaires, avec des cordes pour s’aider à grimper de marmite en marmite, pour s’aider a escalader une ancienne conduite forcée d’eau… Bref, un parcours original.
Sur cette section, nous avions au début un peu mal aux jambes, mais rapidement, la douleur a disparu et nous avons pu, à l’aide d’une orientation propre revenir sur de nombreuses équipes, en doubler certaines sur le choix d’itinéraire entre le CP 7 et le CP 8.
Nous sommes restés longé presque tout le temps, sauf dans les passages trop techniques.
Nous bouclons cette deuxième section en 1h40, sachant que celle-ci s’effectuait intégralement en montée.
En arrivant sur le parc VTT, c’est le drame. Nos vélos ne sont pas là, l’organisation n’a pas eu le temps de nous les monter.
On nous explique que ce n’est pas grave, le temps d’attente sera déduit de notre temps total. Au début on est content, cela nous permet de nous changer et de nous ravitailler tranquillement. Mais rapidement, nous voyons toutes les équipes que nous avons fait l’effort de doubler et distancer qui arrivent au parc à vélos et qui nous passent devant. Nos vélos n’arrivent toujours pas. C’est seulement après presque 20 minutes d’attente que nous pouvons enfin récupérer nos vélos fraîchement arrivés du premier parc VTT.
À ce moment-là, le moral en prend un coup. Nous nous sommes refroidis, nous avons perdu le rythme de la course, les équipes que nous avions fait l’effort de lâcher nous sont passées devant et il maintenant impossible de les rattraper vu leur avance. Le groupe de tête est passé, nous sommes donc seuls dans une sorte de trou noir, entre le groupe de forts et le groupe de moins forts.
La première partie de la seconde section de vtt se fait au road book. Or, au bout de quelques centaines de mètres, nous ratons une première intersection, qui nous envoie plus loin sur un chemin similaire, mais plus accidenté et surtout mauvais.
Dans une grosse descente Hélène fait une première chute, sans gravité, plus de peur que de mal. Le vélo a un peu souffert, notamment le dérailleur. Nous prenons conscience que nous sommes sur un mauvais chemin. Mais difficile de se recaler quand on n’a pas la carte mais seulement le road book. Nous remontons, puis nous revenons sur nos pas pour trouver la bonne piste. Cette première partie ne permet pas de se longer car elle trop technique et dangereuse. Nous en prenons un coup au moral : entre la chute et l’erreur, nous perdons 15 minutes encore sur la course.
Enfin, nous retrouvons des grosses pistes. Nous nous longeons a nouveau et commençons a reprendre un rythme potable quand a nouveau, une erreur de navigation vient nous couper le rythme. Cette fois pas de chute, mais une belle montée pour revenir sur la bonne piste.
Une fois cette deuxième erreur passée, nous prenons enfin un vrai rythme de course, une bonne navigation nous permet d’avancer rapidement, mais nous nous demandons si nous ne sommes pas les derniers puisque pendant près de 10 km, nous n’avons vu aucun coureur.
Enfin au bout d’une dizaine de kilomètres nous terminons cette première partie de vtt au road book. Nous retrouvons les marquages qui doivent nous mener à la section de trail en fin de parcours.
Au début, nous quittons la grosse piste pour un single track un peu technique et en descente. Nous passons prudemment. Ensuite, le single track devient moins raide mais un peu plus sinueux. Nous lâchons un peu les freins pour mettre du rythme. Mais Hélène fait une nouvelle chute, sur un gros caillou, la tête devant. Pourtant pas de grand danger, mais simplement un manque d’inattention du à la fatigue qui commence a se faire sentir. Elle se prend donc un gros shoot, mais se relève.
Au bout de cette sinueuse descente, un raidillon de la mort : une sorte de X-Vertical, mais avec le VTT. Autant dire que c’est tellement raide, que c’est impossible de monter avec le vélo sur le dos. C’est donc pour nous, mais aussi les autres coureurs qui nous suivent, un long moment d’agonie pour remonter du fond de la petite vallée et basculer au-dessus de la crête. Cette montée nous paraît interminable, en plus au soleil…
C’est à grands coups du sueur que nous arrivons enfin au bout pour redescendre derrière, dans une nouvelle piste un peu foireuse. Bref une fin de vtt plutôt physique et technique. Nous mettons un peu de temps pour terminer cette section vtt, car la fatigue se fait sentir et Hélène, peu rassurée par ses deux belles chutes est quelque peu hésitante sur certains passages.
Mais sinon,les jambes sont toujours bonnes, malgrès plus de 6h de course.
Nous arrivons ensuite à la 4e section : un trail court avec pas mal de dénivelé.
Le problème est que nous sommes bloqués par l’heure : notre train pour remonter sur Paris est bientôt et nous devons avant nous refaire 2h de route pour remonter sur Valence. Nous nous renseignons auprès des organisateurs pour savoir quel est le temps approximatif pour boucler ce court trail. Il nous dit 50 minutes. Vu l’heure, c’est trop, nous devons faire l’impasse avec beaucoup de regrets sur cette dernière section qui promettait de beaux passages, mais ce n’est pas possible au niveau du temps. Nous bouclons donc ce raid en faisant l’impasse sur les deux derniers CP, ce qui nous vaut 4h de pénalité. Nous le savions, c’est un peu rageant de devoir s’arrêter pour un problème de temps… les jambes étaient encore largement assez fraîches pour terminer cette dernière section…
Nous traversons la ligne d’arrivée 6h20 après êtres partis.
Nous rangeons rapidement le matos en vrac dans la voiture, dévorons allègrement le bon petit repas servit par l’organisation, puis rentrons vers Valence (2h), puis Paris où nous arrivons vers 0h30. Coucher 1h, debout 7h pour recommencer les cours.
Bilan
Nous avons pris beaucoup de plaisir a courir le raid Vallis Clausa.l’organisation est excellente, les paysages sont magnifiques, l’enchaînement est réussit, l’ambiance est conviviale, bref, tout pour nous rendre heureux.
Les seuls bémols seront pour nous l’attente de nos vélos au second parc, qui nous a complètement déconcentré de notre course ; et l’impasse sur la dernière section, mais cela est dû à notre emploi du temps chargé.
Nous avons bien tourné, Hélène garde de cette aventure quelques bleus et de bons souvenirs pour une première expérience.
Si c’est possible, j’y retourne l’année prochaine.
Section 3-2 : VTT, Section 4 : Trail, Arrivée
Découvrez la vidéo du Raid Vallis Clausa fraichement mise en ligne sur le site ventoux-tv.com.
A voir : une analyse de course avec pas mal de photos qui montrent bien le type de terrains où nous avons pu courir : ICI // Deux photos ici
Photos Raid Vallis Clausa 2006
A decouvrir en ce moment : Manchon de compression Booster


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