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Rand’O Castor 2005

6 novembre 2005 Aucun commentaire

Le 20 novembre 2005
Circuit A
Distance : 23km (à vol d’oiseau)
Temps : 2h40′
Place : 15e

Avant la course

Réveil, 6h… Ce matin, nous allons, Hélène et Moi, faire notre première course d’orientation en région parisienne.
Il fait super froid, je ne sais pas exactement quelle est la température, mais j’ai du mal à me lever, je veux rester au chaud dans le lit.
Allé, il faut y aller, de toute façon, c’est toujours comme çà, au début c’est dur de se motiver, mais après en général on est contents.
Après un bon petit dej, on se prépare rapidement, et nous sortons pour aller prendre le RER qui va nous amener directement au centre course, le gymnase de Guyancourt, tout proche de la gare de St Quentin en Yvelines.
En fait il fait beaucoup plus froid que ce que nous avions prévu alors que nous sommes encore à Paris.
Après 1h10’ de RER nous arrivons à St Quentin en Yvelines, d’où nous partons à pieds pour rejoindre le gymnase, 20’ de marche rapide pour se réchauffer. La grosse pendule de la gare indique 0° ! Aïe, ça va faire mal…
Nous arrivons donc rapidement à l’accueil de la course et là, surprise. Nous sommes accueillis dans un grand gymnase chauffé… quel bonheur !
Bref, nous nous préparons rapidement car le départ est donné à 10h, mais nous tentons de rester le plus longtemps possible dans le gymnase.
Enfin, nous rejoignons le départ. Il fait tellement froid que c’est très dur de se décontracter et de se réchauffer. On a pas pris les gants et nos mains sont déjà toutes froides, mais c’est trop tard pour retourner chercher les nôtres dans nos sacs.
La ligne départ me fait une drôle d’impression, c’est la première fois que je vois une course populaire en course d’orientation de cette envergure en France : près de 900 personnes se sont inscrites ! C’est énorme, il y a vraiment beaucoup de monde, c’est très impressionnant et ça me fait plaisir de voir autant de mon réuni pour faire de la co un dimanche matin alors qu’il ne fait que 0°…

La course

Je suis sur le circuit A, ils annoncent 23km et 450mD+. Nous sommes plus de 100 inscrits en hommes individuels, c’est pas mal… C’est la première fois que je vois autant de monde sur un circuit A. La course promet d’être belle.
Pour moi, l’objectif est clair : je ne connais pas exactement ma forme physique car j’ai du couper l’entraînement ces 3 dernières semaines car j’avais trop de travail. Je vais donc tenter le tout pour le tout. Si ça ne marche pas c’est pas grave, j’aurai essayé.

Le départ est donné peu après 10h après un rapide speech de l’organisateur. J’ai volontairement pas pris de montre pour courir aux sensations et ne pas me stresser avec un chrono qui ne veut rien dire, du moins en course d’orientation.
Le départ se fait sur une route, et après 600m de course, nous récupérons les cartes. Physiquement je suis bien, je suis dans un groupe (groupe 1) de cinq personnes : il y a deux ou trois orienteurs et un gars qui a des cuisses énormes, on dirait un sprinter… Il avance vite.
Pendant les quelques premiers postes, on est tous plus ou moins ensemble, une fois devant, une fois derrière…
C’est au poste 5 que je me prends une première claque : une petite côte bien raide, où les autres envoient du gros, me rappelle mon manque d’entraînement de ces dernières semaines. Je me prends bien 200m dans la vue, dès que je suis en haut, plus personne en vue… ok c’est pas grave, la course est longue, je peux revenir sur ce groupe plus tard si je me montre à mon avantage dans les parties techniques.
Pour l’instant, j’essaie de me reconcentrer. À l’approche du poste 6, je me prends une grosse vautre dans des coupes de bois… Aïe !, un gars qui passe par là à ce moment ne s’arrête même pas pour voir si je vais bien alors que je suis étalé de tout mon long dans les branches et autres morceaux de bois.
Je me relève, boite pendant quelques mètres et c’est bon c’est reparti, mais deuxième erreur, je traverse le petit ruisseau à un mauvais endroit, résultat je perds encore du temps, et là, un deuxième groupe me revient dessus, je vais dire le groupe 2 : des orienteurs, mais ils ont l’air moyen techniquement car à plusieurs reprises ils font des erreurs. Deux d’entre eux semblent courir en équipe.
Je veux boire mais ma tétine de camelback ressemble plus maintenant à un Mr Freeze…
Ce groupe se sépare en deux pour aller au poste 7 : un qui passe par le haut, l’autre qui passe par le bas et dans lequel je suis. On fait le choix de descendre le long du lac pour ensuite remonter sur le poste en attaquant par le bas. Un des gars me lâche un « on a fait le mauvais choix ». Je ne réponds pas, car le chois que je fais est réfléchit, si il veut passer par le haut il n’a qu’à y retourner. Finalement on arrive au poste 7 en même temps que l’autre partie du groupe. Le 8e poste est physique car long et seulement sur chemin. Ils me distancent un peu, je donne tout ce que j’ais pour rester au contact, je suis leur évolution de loin quand c’est possible. Mais je fais une très bonne approche du poste ce qui me permet de revenir sur une moitié de groupe car le groupe s’est encore coupé en deux.
Surprise j’effectue le meilleur temps de la course entre les postes 8 et 9 ! pourtant ils ne sont pas durs… 9e poste je suis donc revenu sur une partie du groupe. Mais une nouvelle fois je me fais distancer sur le chemin par mon manque de physique…
Le poste 11 n’est pas à mon avantage car il est précédé d’une longue course sur grosse piste, je vois tous les membres du groupe 2 loin devant, j’essaie de revenir un peu mais j’ai l’impression de me fatiguer pour rien.
Heureusement, je fais une belle approche de poste qui me permet de revenir au contact du groupe ! Je suis content, ça fait plaisir de revenir en faisant la différence techniquement.
Je suis juste derrière le groupe pour aborder la zone des postes 12, 13 et 14. En traversant l’autoroute, je croise le groupe 1, ils ont 3 postes d’avance, ça a l’air d’envoyer du gros !
Cette petite zone 12, 13, 14 est assez technique (par rapport au reste de la course), je ne me précipite pas, je prends mon temps pour assurer cette zone, notamment dans l’enchaînement vers le 13 puis le 14 : résultat je sors premier du groupe de cette zone, malheureusement les autres me suivent et trouvent donc les postes peu après moi, ils ne sont pas loin.
Ressortir premier me motive, ça me redonne des jambes. Le groupe s’est quand même réduit car il me semble que l’on est plus que 5. Je me fais rattraper en allant sur le poste 15, mais je suis dans le groupe.
15-16, c’est physique, je me fais de nouveau distancer… Je garde à vue les autres coureurs, tant que je peux, j’allonge tant que je peux ma foulée… Mais une nouvelle fois, je reviens sur le groupe en approche du poste car ils sont tous descendus trop bas, ils ont dû se suivre. Je suis donc de retour dans le groupe. Je fais l’orientation pour aller au poste 17, poste technique.
Pour aller au poste 18, je veux faire le choix par le haut, mais les autres semblent partir par le bas. Je décide de rester avec eux car je ne veux pas perdre ce groupe d’autant plus qu’ils me tirent quand je les ai en ligne de mire. Malheureusement, dans la vitesse de course et la précipitation, on se trompe et on reste juste en dessous de grosse piste d’en haut. Je m’en veux, car si j’avais suivi mon choix initial, je serais passé devant !, c’est pas grave, je suis toujours dans le groupe.
Je sors premier du poste 18, je ne sais pas pourquoi ils hésitent, il n’y a qu’un passage obligatoire pour traverser la route et donc aller au poste 19. J’en profite pour prendre un peu d’avance, c’est toujours ça de pris. En allant sur le poste 20 il y a un nouveau coup de cul, je me fais distancer, mais bien ce coup ci. Mes jambes sont très lourdes, je me dis que cette fois c’est foutu.
En montant au poste je jette un coup d’oeil à mon maillot : la transpiration et les gouttelettes d’eau projetées par ma tétine de camelback ont gelées sur mon maillot. Je n’ai plus qu’une grande plaque de gel sur le torse. Mais il fait encore froid ? C’est vrai que le soleil ne s’est pas encore levé, je ne sais pas l’heure car je n’ai pas ma montre.
En arrivant au poste 20 j’aperçois le groupe qui en sort, ils ont encore du se planter…
Je me retrouve de nouveau devant eux au poste 22 car meilleur chois d’itinéraire. Je suis content.
Mais pour aller au poste 23, il faut courir vite, je ne peux pas suivre, ils me distancent rapidement.
Je me retrouve seul au passage dans le petit village, mais pas pour longtemps, car d’un coup je vois plein de monde…Sûrement un passage commun à tous les circuits. La montée au poste 24 est raide ! Je termine de vider mes jambes, mes mollets ne sont plus que deux morceaux de bois. Plus personne en vue, enfin du groupe 2 car sinon, je suis par deus fois surpris de doubler des équipes qui sont en pleines conversation téléphoniques…
Le poste 24 – 25 est long, je cours tant que je peux, mais je pense que extérieurement, ma foulée n’est plus esthétique, ni efficace. Mais c’est meilleur pour le moral de courir que de marcher.
25 – 26, la distance est très longue. En traversant la route et en arrivant sur le petit parking, surprise ! j’aperçois de loin un des gars du groupe 2 qui semble être distancé, il est seul. Cette fois je fais ma course, je ne fais pas le même choix que lui. Il choisit de passer par une petite trace qui monte progressivement à flanc.
Moi je fais le choix de rester le long du lac et monter plus tard. Ce que je pensais être une grosse piste est en fait une petite route. Je cours, j’ai mal aux jambes c’est insupportable. Je ne croise aucun orienteur, j’espère que j’ai fait le bon choix, c’est bizarre.
J’attaque la montée, qui doit me mener à la jonction avec le sentier que l’autre coureur a prit. Dans la montée je ne peux m’empêcher de marcher un peu, pourtant la montée n’est pas raide, mais mes jambes semblent vides.
J’arrive en haut, je regarde autour je ne vois personne, je ne sais pas si il est déjà passé ou pas, c’est pas grave je reste concentré, je vais à mon poste sans trop de problèmes. En sortant du poste, je jette un coup d’oeil à gauche et je vois l’autre qui arrive ! Je suis content de voir que j’ai fait un meilleur choix, par contre maintenant qu’il m’a vu, il faut que je trace pour ne pas qu’il me suive. C’est une bonne chose car malgré mes jambes qui n’en sont plus, j’entame la descente free ride qui mène au lac sans réfléchir, en attaquant. Une fois en bas, je cours à fond (3km/h ah ah !!). Le poste n’est pas évident à attaquer car il y a peu de points de repère très visibles. En lisant bien le relief, j’arrive à trouver rapidement la bonne avancée derrière laquelle se trouve le poste. Je prends soin de sortir du poste par derrière, car je ne veux pas le donner à celui qui me suit.
Encore un long calvaire pour aller au poste 28 puis 29.
La dernière partie dans la ville est interminable, mais l’arrivée est là, toute proche.
C’est bête à dire, mais à ce moment je suis presque déçu que ce soit fini, c’est tellement bon de se tirer la bourre avec d’autres personnes en foret…

Enfin bon, l’arrivée est là. Je découvre mon chrono : 2h40’, pas mal. Le temps prévu était de 3h30. Par contre je ne sais pas encore ma place.
Hélène est là, elle est déjà arrivée, douchée et tout. Elle termine 4e femme sur le circuit C ! Elle est très contente, je suis content aussi, ça me fait plaisir.
Finalement je termine 15e sur mon circuit.

Je suis mitigé : d’un côté, je suis très content, c’est pas mal 15e sur une bonne centaine, en plus je n’avais pas mes jambes, ce fut dur, donc c’est un bon résultat. Mais d’un autre coté je sais que je vau mieux. Je suis meilleur techniquement que beaucoup de ceux qui me précèdent, j’ai pu le vérifier à plusieurs reprises durant la course. Avec mes jambes normales, je peux entrer dans les 5 – 7 premiers je pense.

Photos Rand’O Castor 2005


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